Septembre deux mille quatorze

Tierce lumière de septembre
Déversoir des soirs bleus où au loin se démembrent
En trame argentée, quelques traînées
De vapeurs nuageuses

 Jamais l’écho de nos pensées n’est aussi pur
Qu’entre les friselis des feuilles
En voie de recroquevillement,
Dans ce grand ralentissement
Qui s’opère en douceur sur le monde.

La transparence de l’air se fait jour dans nos songes
Tierce lumière de septembre qui ne mord presque plus
Mes épaules recouvertes
D’une étole de brocart d’or
Offre gracieuse du soleil qui se meurt

 Oublieuse des froids matinaux qui s’annoncent,
Je ne pense à présent qu’aux oiseaux qui s’exilent
En formation bien définie
Je ne veux que me concentrer
Sur cette lumière plus intense et plus calme que nous laisse en gage
L’été dans ses derniers soubresauts. 

"We often forget that WE ARE NATURE. Nature is not something separate from us. So when we say that we have lost our connection to nature, we’ve lost our connection to ourselves."

Andy Goldsworthy - via selenemooneffe (via perfect)